Jusqu'à -15 sur votre programme Démarrez votre programme à partir de 15 € le 1er mois

Réveil à 3 h du matin : pourquoi cela arrive et comment se rendormir ?

  |  
Article
Voting

0 avis

0

Pourquoi vous réveillez-vous toutes les nuits à 3 h du matin ? Et pourquoi avez-vous autant de mal à vous rendormir ? Les réveils nocturnes sont très fréquents et anxiogènes. Quels en sont les facteurs et comment retrouver un sommeil apaisant et réparateur ?

 

  |  
Photo
Femme agée éveillée dans son lit en pleine nuit, les yeux ouverts dans l'obscurité.
Sommaire
Body

Se réveiller à 3 h du matin, à 4 h ou toujours à peu près à la même heure peut être particulièrement déstabilisant. On ouvre les yeux, encore fatigué, mais avec l'impression que le cerveau est soudainement « allumé ». Des pensées surgissent alors : « Il ne me reste plus que quelques heures avant de me lever… Est-ce que je vais réussir à me rendormir ? »
À partir de là, le réveil nocturne peut devenir une véritable source d'anxiété.

 

Pourtant, se réveiller brièvement pendant la nuit est normal. Le sommeil n'est pas un état parfaitement continu : il est organisé en cycles et des éveils brefs peuvent survenir sans que l'on s'en souvienne nécessairement.
Le problème apparaît davantage lorsque les réveils deviennent longs, fréquents, nourris d'anxiété ou de stress, ou encore responsables d'un retentissement dans la journée.
Alors pourquoi se réveille-t-on parfois vers 3 h ou 4 h du matin ? Et surtout, que faire lorsque le sommeil ne revient pas ?

En bref

  • Se réveiller brièvement pendant la nuit est normal.
  • Il n'existe pas de signification scientifique particulière attachée à un réveil à 3 h.

Est-il normal de se réveiller la nuit à 3 h ou 4 h ?

Même lorsque nous avons l'impression de « dormir d'une traite », le sommeil comporte naturellement différentes phases et des transitions entre celles-ci. De courts réveils peuvent survenir au cours de la nuit sans que nous en gardions nécessairement le souvenir.

 

La continuité du sommeil varie également au cours de la nuit. En seconde partie de nuit, le sommeil profond est généralement moins présent, tandis que les périodes de sommeil plus léger et de sommeil paradoxal occupent davantage de place. Certains éveils peuvent donc devenir plus facilement perceptibles.

 

Se réveiller à 3 h ou 4 h du matin ne signifie donc pas automatiquement qu'il existe un problème de sommeil. Ce qui compte davantage, c'est la fréquence et la durée de ces éveils, ainsi que leur retentissement sur la journée.

Lorsque les réveils deviennent fréquents ou prolongés et qu'il devient difficile de se rendormir, on peut parler de difficultés de maintien du sommeil, parfois désignées sous le terme d'insomnie de maintien. Il s'agit d'une forme d'insomnie dans laquelle la personne parvient à s'endormir, mais se réveille régulièrement au cours de la nuit ou reste éveillée pendant une période prolongée avant de retrouver le sommeil.

 

Un réveil nocturne occasionnel ne suffit toutefois pas à parler d'insomnie. Dans le cadre d'une insomnie chronique, les difficultés de sommeil sont persistantes et suffisamment fréquentes pour s'accompagner d'un retentissement pendant la journée, pouvant notamment prendre la forme de fatigue, de somnolence, de difficultés de concentration ou de troubles de l'humeur.

 

Une équipe internationale de chercheurs, coordonnée notamment par Dietrich Riemann1 , a actualisé en 2023 les recommandations européennes consacrées au diagnostic et au traitement de l'insomnie. Publiées dans le Journal of Sleep Research, ces recommandations soulignent notamment l'importance du caractère persistant des difficultés de sommeil et de leur retentissement diurne dans l'évaluation de l'insomnie. 

Sections

Démarrez votre bilan gratuit en 3 min

Réveil à 3 h du matin : quelle signification ?

Se réveiller régulièrement vers 3 h du matin peut donner l’impression que cette heure possède une signification particulière. Pourtant, d’un point de vue scientifique, il n’existe pas de preuve permettant d’associer un réveil précisément à 3 h à un mécanisme ou à un message particulier de l’organisme.

L’heure exacte est généralement moins informative que la fréquence des réveils, leur durée, la difficulté à se rendormir et les facteurs qui les accompagnent. Un réveil récurrent vers 3 h peut notamment s’expliquer par l’architecture du sommeil, le rythme circadien, le stress, les habitudes de sommeil ou certains facteurs individuels.

Pourquoi se réveille-t-on souvent vers 3 h ou 4 h du matin ?

Se réveiller régulièrement vers 3 h ou 4 h du matin peut donner l'impression que l'organisme suit une sorte d'horloge précise. Pourtant, il n'existe pas de mécanisme universel qui programmerait un réveil à une heure particulière de la nuit.

Plusieurs phénomènes liés à la régulation du sommeil peuvent en revanche rendre les éveils plus perceptibles en seconde partie de nuit.

La pression de sommeil diminue progressivement après plusieurs heures de sommeil, tandis que l'horloge circadienne continue de suivre son propre rythme. À cela peuvent s'ajouter le stress, les habitudes de sommeil, l’abus d’alcool, les variations hormonales ou encore certains troubles du sommeil.
 

La pression de sommeil diminue au cours de la nuit

Au moment du coucher, la pression de sommeil est généralement importante : plusieurs heures d'éveil se sont accumulées et l'organisme est favorable au sommeil. Après plusieurs heures passées à dormir, cette pression diminue progressivement. En parallèle, l'horloge circadienne évolue au fil de la nuit et se rapproche progressivement de la phase qui prépare l'organisme au réveil.


Ces deux mécanismes participent à la régulation de notre sommeil. C'est ce qu'explique le modèle à deux processus proposé par le chercheur suisse Alexander Borbély. Le sommeil dépend notamment de l'interaction entre une pression homéostatique (le besoin de sommeil), qui augmente pendant l'éveil puis diminue pendant le sommeil, et un processus circadien (horloge biologique) qui organise les périodes de sommeil et d'éveil sur 24 heures.


Dans son article fondateur publié en 1982 dans la revue Human Neurobiology1 , Borbély décrit ce modèle à deux processus de régulation du sommeil. Il permet notamment de comprendre pourquoi la propension à dormir n'est pas identique à tous les moments de la nuit.


Cela ne signifie toutefois pas que l'organisme « programme » un réveil à 3 h précisément. Il n'existe pas de preuve scientifique permettant d'attribuer une signification particulière à cette heure. Le fait de se réveiller régulièrement vers 3 h peut plutôt résulter de l'interaction entre l'architecture du sommeil, le rythme circadien et différents facteurs individuels.

Le stress et les ruminations peuvent favoriser les réveils nocturnes

Le stress peut perturber le sommeil et rendre les réveils nocturnes plus difficiles à gérer. Pendant la journée, les activités et les sollicitations occupent l'attention. La nuit, lorsque ces distractions disparaissent, les préoccupations peuvent prendre davantage de place. Un réveil peut alors laisser émerger des pensées liées au travail, à la santé, à la famille, aux finances ou encore à l'anticipation de la journée du lendemain.


Le problème peut ensuite s'auto-entretenir : plus le réveil est vécu comme une menace, plus l'inquiétude augmente, et plus il peut devenir difficile de retrouver un état propice au sommeil. La personne peut alors se mettre à surveiller son sommeil, à regarder l'heure ou à calculer le nombre d'heures restantes avant le réveil.


Ce mécanisme est notamment décrit dans le modèle d'hyperactivation de l'insomnie. Une équipe de chercheurs dirigée par Dietrich Riemann a publié en 20102 une revue de la littérature consacrée à ce modèle dans la revue Sleep Medicine Reviews. Les auteurs décrivent une hyperactivation pouvant être à la fois cognitive, émotionnelle et physiologique, et susceptible de contribuer au maintien des difficultés d'endormissement ou de sommeil. 


Autrement dit, le réveil nocturne n'est pas nécessairement le problème en lui-même. C'est parfois la réaction au réveil (inquiétude, ruminations, surveillance et anticipation des conséquences du lendemain) qui contribue à prolonger l'éveil. Pour agir sur ces pensées avant qu'elles ne prennent trop de place, certaines méthodes proposent notamment de consacrer un moment en fin de journée aux préoccupations. C'est le principe de la règle de 18 h 30 : une méthode simple pour apaiser les ruminations mentales et vaincre l’insomnie.

Le cerveau peut apprendre à anticiper le réveil

Si vous vous réveillez régulièrement à 3 h du matin et que ce moment est associé à de longues périodes d'éveil, à l'inquiétude ou au fait de regarder l'heure, cette association peut progressivement se renforcer.
C'est l'un des mécanismes ciblés par le contrôle du stimulus, une composante de la TCC-I. L'objectif est de rétablir progressivement une association entre le lit et le sommeil, plutôt qu'entre le lit et l'attente, la frustration ou les ruminations.

L'alcool peut fragmenter le sommeil en deuxième partie de nuit

L'alcool peut donner l'impression de faciliter l'endormissement. Après avoir consommé de l'alcool, certaines personnes s'endorment effectivement plus rapidement, ce qui peut donner le sentiment qu'il aide à mieux dormir. Mais cet effet peut être trompeur : s'endormir plus facilement ne signifie pas nécessairement que le sommeil sera plus continu ou plus réparateur.
Au cours de la nuit, les effets de l'alcool sur le sommeil peuvent évoluer. Après une première partie de nuit parfois marquée par une plus grande somnolence, le sommeil peut devenir davantage perturbé dans sa seconde partie, avec une augmentation des éveils et une moins bonne continuité du sommeil.


Une équipe de chercheurs dirigée par Ifeoma Ebrahim a analysé les effets de l'alcool sur le sommeil dans une revue publiée en 20133 dans la revue Alcoholism: Clinical and Experimental Research. Les auteurs montrent notamment que, même si l'alcool peut favoriser l'endormissement, ses effets sur l'architecture et la continuité du sommeil évoluent au cours de la nuit et peuvent favoriser davantage de perturbations dans sa seconde partie. 


Alcool et insomnie sont souvent liés… L'alcool ne constitue donc pas une bonne stratégie pour prévenir ou traiter les réveils nocturnes. Il peut au contraire contribuer à rendre le sommeil plus fragmenté.

Ménopause : les bouffées de chaleur ou les sueurs nocturnes peuvent interrompre le sommeil

Chez certaines femmes, notamment pendant la périménopause et la ménopause, les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes peuvent perturber le sommeil. Lorsqu'elles surviennent pendant la nuit, elles peuvent entraîner un réveil, rendre le rendormissement plus difficile ou contribuer à fragmenter le sommeil.


Les troubles du sommeil sont particulièrement fréquents pendant la transition ménopausique, période au cours de laquelle les symptômes vasomoteurs peuvent jouer un rôle important. Le sommeil peut alors être perturbé à plusieurs reprises au cours de la nuit, avec des conséquences possibles sur la fatigue et le fonctionnement pendant la journée.


Une équipe de chercheurs menée notamment par N. E. Carmona, a publié en 20244 une revue systématique dans Post Reproductive Health, portant sur les effets des interventions psychologiques sur le sommeil des femmes en péri-ménopause, ménopause et postménopause présentant notamment des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes. Les auteurs rapportent que plusieurs interventions, notamment certaines formes de thérapie cognitivo-comportementale, peuvent améliorer les troubles du sommeil chez ces femmes. 

Les troubles respiratoires du sommeil peuvent provoquer des réveils

Les réveils nocturnes peuvent également être liés à un trouble respiratoire du sommeil, notamment au syndrome d'apnées obstructives du sommeil.


Qu'est-ce que le syndrome d'apnées du sommeil ? Il s'agit d'un trouble dans lequel la respiration est interrompue ou réduite de façon répétée pendant le sommeil, généralement en raison d'une obstruction des voies respiratoires supérieures. Ces épisodes peuvent fragmenter le sommeil et provoquer des réveils, parfois sans que la personne en ait pleinement conscience.
Certains signes peuvent toutefois attirer l'attention :

  • ronflements importants,
  • pauses respiratoires observées par le conjoint ou l'entourage,
  • sensation d'étouffement ou de suffocation pendant la nuit,
  • réveils répétés,
  • somnolence importante pendant la journée,
  • fatigue au réveil,
  • parfois des maux de tête matinaux.

En 2017, V. K. Kapur et ses collaborateurs5 ont publié dans le Journal of Clinical Sleep Medicine des recommandations de l'American Academy of Sleep Medicine consacrées à l'évaluation diagnostique de l'apnée obstructive du sommeil chez l'adulte. Les auteurs soulignent l'importance de prendre en compte l'ensemble des symptômes, des signes cliniques et des facteurs de risque lorsqu'une apnée du sommeil est suspectée, plutôt que de se baser sur un seul symptôme. 


Un réveil à 3 h ou 4 h du matin n'est donc pas, à lui seul, un signe d'apnée du sommeil. C'est l'ensemble des symptômes nocturnes et diurnes, ainsi que le contexte de la personne, qui doit guider l'évaluation.

Pourquoi est-il parfois si difficile de se rendormir ?

Se réveiller pendant la nuit n'empêche pas nécessairement de retrouver rapidement le sommeil. Pourtant, chez certaines personnes, un bref éveil peut progressivement se transformer en une longue période d'insomnie.
Ce n'est pas toujours le réveil initial qui pose problème, mais parfois ce qui se passe dans les minutes qui suivent.
Lorsque l'on commence à surveiller son sommeil, à anticiper les conséquences du lendemain ou à chercher à tout prix à se rendormir, l'éveil peut se prolonger. Plusieurs mécanismes peuvent alors entrer en jeu et transformer un simple réveil nocturne en véritable difficulté de rendormissement.
 

Regarder l'heure peut transformer un simple réveil en trouble du sommeil

Vous vous réveillez. Vous regardez l'heure : 3 h 07. Puis vous pensez : « Il faut absolument que je dorme maintenant ». Quelques minutes plus tard, vous vérifiez à nouveau : 3 h 21. Puis 3 h 43...
Le cerveau commence alors à calculer le temps de sommeil restant : « Il ne me reste plus que trois heures… Si je ne me rendors pas maintenant, je vais être épuisé demain ».


Cette surveillance peut progressivement augmenter l'attention portée au sommeil et renforcer l'inquiétude. Au lieu de laisser venir naturellement le sommeil, on cherche à vérifier s'il revient, à mesurer le temps passé éveillé et à évaluer ses conséquences.


Le réveil devient alors un événement à surveiller. Chaque minute supplémentaire passée les yeux grands ouverts peut être interprétée comme la confirmation que la nuit est en train de « mal se passer », ce qui peut renforcer la tension et maintenir l'éveil.
Ce phénomène s'inscrit dans le modèle d'hyperactivation de l'insomnie décrit dans la littérature scientifique. Les pensées liées au sommeil, l'inquiétude et la surveillance de l'état de sommeil peuvent ainsi participer au maintien des difficultés de sommeil.

Ne pas chercher à dormir à tout prix

Cela peut sembler paradoxal, mais ne pas lutter contre l'insomnie peut être plus utile que d'essayer désespérément de provoquer le sommeil. Plus on se répète qu'il faut absolument s'endormir, plus le sommeil peut devenir un objectif à atteindre, ce qui entretient une forme de tension et d'effort incompatible avec le relâchement nécessaire à l'endormissement.


Plutôt que de chercher à provoquer le sommeil, vous pouvez simplement reconnaître que vous êtes éveillé pour le moment et vous autoriser à rester au calme.
« Je suis réveillé pour le moment. Je n'ai pas besoin de forcer le sommeil. Je peux simplement me reposer et laisser mon corps faire ce qu'il a à faire ».


Cette attitude ne signifie pas qu'il faut renoncer à dormir ou accepter de rester éveillé toute la nuit. Elle consiste plutôt à cesser momentanément de faire du sommeil une obligation. Lorsque la pression diminue, l'attention peut se détourner progressivement de la question « Est-ce que je dors ? », ce qui laisse davantage de place au retour naturel de la somnolence

Respirer lentement et relâcher le corps

Une respiration calme ou une relaxation peuvent aider à diminuer l'activation associée au réveil.
L'objectif n'est pas de réaliser une technique parfaite ni de provoquer immédiatement l'endormissement. Il s'agit plutôt de déplacer doucement l'attention vers des sensations neutres : le mouvement de la respiration, le poids du corps dans le matelas ou le relâchement progressif des muscles.


Vous pouvez simplement observer votre respiration sans chercher à la contrôler à tout prix, puis porter progressivement votre attention sur les différentes parties du corps. Si des pensées apparaissent, il n'est pas nécessaire de les combattre : ramenez tranquillement votre attention vers les sensations corporelles.


Le but est avant tout de favoriser un état de calme, et non de transformer la relaxation en une nouvelle méthode à « réussir » pour s'endormir.

Se lever si l'éveil persiste

Lorsque vous êtes franchement réveillé et que vous sentez que vous ne dormez plus, rester longtemps au lit à lutter contre l'insomnie peut progressivement renforcer l'association entre le lit et l'éveil.
Le contrôle du stimulus est une composante de la thérapie cognitivo-comportementale de l'insomnie (TCC-I). Son objectif est notamment de renforcer progressivement l'association entre le lit et le sommeil, plutôt qu'entre le lit et l'attente, les ruminations ou la frustration.


Comme le recommandent les approches comportementales de référence de la TCC-I, notamment dans les recommandations européennes actualisées par Riemann et ses collaborateurs en 2023, il peut être préférable de quitter temporairement le lit lorsque l'éveil persiste.  


Concrètement, si vous êtes franchement réveillé et que le sommeil ne revient pas, vous pouvez vous lever et vous installer dans une autre pièce, si cela est possible, avec une lumière faible. Choisissez une activité calme et peu stimulante, comme lire quelques pages d'un livre papier.
Lorsque la somnolence revient, retournez simplement au lit. L'objectif n'est pas de rester debout longtemps, mais d'éviter que le lit devienne progressivement associé à l'éveil et à la lutte contre le sommeil.

Éviter le téléphone

Un téléphone peut également être très stimulant pendant un réveil nocturne : notifications, réseaux sociaux, informations, lumière ou simple consultation de l'heure peuvent maintenir l'attention éveillée.


Même lorsque l'on pense utiliser son téléphone « seulement quelques minutes », le contenu consulté peut rapidement mobiliser l'attention et rendre plus difficile le retour au calme.
L'effet de la lumière des écrans sur le sommeil a notamment été étudié par Anne-Marie Chang et ses collaborateurs. Dans une étude expérimentale publiée en 2015 dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences1 , les chercheurs ont comparé les effets de la lecture sur une liseuse électronique émettant de la lumière avec ceux de la lecture sur un support imprimé.


Ils ont observé que l'utilisation de la liseuse avant le coucher pouvait retarder le rythme circadien, réduire la sécrétion de mélatonine, retarder l'endormissement et diminuer la vigilance le lendemain matin.
Cette étude ne porte pas spécifiquement sur l'utilisation d'un téléphone lors d'un réveil à 3 h du matin. Elle montre néanmoins que l'exposition à une source lumineuse émettant dans le spectre des écrans avant le sommeil peut influencer les mécanismes biologiques qui participent à la régulation du sommeil. 


Pendant un réveil nocturne, mieux vaut donc éviter de consulter son téléphone, en particulier pour regarder des contenus stimulants ou vérifier l'heure. Si possible, éloignez-le du lit ou activez le mode  « avion » afin de limiter les sollicitations.
 

Quand consulter pour des réveils nocturnes ?

Se réveiller ponctuellement au milieu de la nuit est courant et ne nécessite pas, à lui seul, une consultation. En revanche, lorsque les réveils deviennent fréquents, persistants ou suffisamment gênants pour avoir des conséquences pendant la journée, il peut être utile d'en rechercher la cause.
L'objectif n'est pas nécessairement de trouver une explication au fait de se réveiller précisément à 3 h ou 4 h du matin. Il s'agit plutôt de déterminer ce qui perturbe le sommeil, ce qui entretient les réveils et quel est leur retentissement sur la vie quotidienne.

Des réveils fréquents qui durent dans le temps

Un réveil occasionnel à 3 h du matin n'est généralement pas inquiétant.
En revanche, il est pertinent d'en parler à un professionnel de santé lorsque les difficultés deviennent fréquentes, durables ou gênantes dans la vie quotidienne.
Une consultation peut notamment être envisagée en cas de :

  • réveils nocturnes répétés depuis plusieurs semaines ou mois,
  • difficultés de sommeil présentes au moins trois nuits par semaine et persistantes depuis au moins trois mois, avec un retentissement pendant la journée,
  • fatigue ou somnolence importante pendant la journée,
  • difficultés de concentration ou irritabilité,
  • ronflements importants,
  • pauses respiratoires observées,
  • sensations d'étouffement ou de suffocation pendant le sommeil,
  • sueurs nocturnes ou bouffées de chaleur importantes,
  • douleurs qui réveillent régulièrement,
  • symptômes anxieux ou dépressifs associés,
  • retentissement important sur la qualité de vie.

Ces éléments ne signifient pas nécessairement qu'un trouble du sommeil est présent. Ils constituent plutôt des signaux qui justifient une évaluation, particulièrement lorsque plusieurs d'entre eux sont associés.

Il est également important de distinguer des réveils nocturnes fréquents d'une insomnie chronique. Celle-ci ne se définit pas par la seule présence de réveils : elle repose sur des difficultés de sommeil persistantes, suffisamment fréquentes, associées à un retentissement pendant la journée.

Comprendre l'origine des réveils nocturnes

Les réveils nocturnes peuvent avoir des origines très différentes et plusieurs facteurs peuvent se combiner. Une consultation permet de prendre en compte l'ensemble du contexte : habitudes de sommeil, médicaments, consommation d'alcool ou de stimulants, environnement, état de santé, symptômes psychologiques et éventuels signes d'un trouble respiratoire du sommeil.
Le professionnel de santé pourra notamment rechercher une apnée du sommeil, une cause médicale ou douloureuse, des symptômes liés à la ménopause, des facteurs psychologiques ou encore une insomnie chronique.


Lorsque celle-ci est diagnostiquée, la thérapie cognitivo-comportementale de l'insomnie (TCC-I) constitue une prise en charge de référence. Les recommandations européennes actualisées par Riemann et ses collaborateurs en 2023 recommandent notamment les approches cognitivo-comportementales comme traitement de première intention de l'insomnie chronique chez l'adulte.
Il n'est donc pas nécessaire d'attendre que les nuits deviennent très difficiles ou que la fatigue s'installe durablement pour demander conseil. Lorsque les réveils nocturnes se répètent et commencent à peser sur la journée, un bilan peut aider à comprendre ce qui les entretient et à choisir les stratégies adaptées.
 

Comment ThéraSomnia peut vous aider à mieux dormir ?

Les troubles du sommeil sont fréquents pendant la ménopause : environ 60 % des femmes déclarent rencontrer régulièrement des difficultés à dormir. Lorsque les réveils nocturnes s'installent, ils peuvent progressivement être associés à des pensées, des habitudes ou des comportements qui entretiennent les difficultés de sommeil.
Comment ThéraSomnia peut vous aider à mieux dormir ? Avec bienveillance, notre programme propose un accompagnement basé sur la thérapie cognitivo-comportementale de l'insomnie (TCC-I), qui agit notamment sur ces mécanismes afin de sortir de ce cercle vicieux de l’insomnie et favoriser progressivement un sommeil plus stable et réparateur.

Des réveils nocturnes répétés peuvent s'installer dans un cercle vicieux.

Un bilan du sommeil permet d'identifier les facteurs qui entretiennent ces éveils et d'adapter les stratégies.

FAQ

Pourquoi je me réveille toujours à 3 h du matin ?

Il n'existe pas de règle biologique universelle faisant de 3 h une « heure du réveil ».

Un réveil régulier à cette heure peut être favorisé par la structure du sommeil, le rythme circadien, le stress, les habitudes, l'alcool, les symptômes de la ménopause, l'environnement ou un trouble du sommeil.

Est-ce grave de se réveiller toutes les nuits ?

Pas nécessairement.

Le fait de se réveiller brièvement n'est pas forcément pathologique. La question importante est plutôt de savoir combien de temps vous restez éveillé, à quelle fréquence cela se produit et quelles sont les conséquences pendant la journée.

Comment se rendormir rapidement après un réveil nocturne ?

Il n'existe pas de technique permettant de garantir un rendormissement immédiat.

Le plus utile est généralement de réduire la pression : ne pas regarder constamment l'heure, éviter le téléphone, rester dans un environnement calme et peu lumineux et, si l'éveil persiste, se lever brièvement pour une activité calme avant de retourner au lit lorsque la somnolence revient.

Faut-il se lever quand on se réveille la nuit ?

Pas nécessairement pour chaque « petit » éveil.

Si vous êtes simplement réveillé quelques instants mais encore somnolent, vous pouvez rester au lit et laisser le sommeil revenir.

En revanche, si vous êtes clairement éveillé et que vous commencez à lutter, le contrôle du stimulus recommande de quitter temporairement le lit et d'y retourner lorsque la somnolence revient.

Les réveils nocturnes peuvent-ils être liés à l'apnée du sommeil ?

Oui, mais un réveil nocturne isolé ne permet absolument pas de conclure à une apnée du sommeil.

Il faut rechercher d'autres signes : ronflements importants, pauses respiratoires observées, suffocations nocturnes et somnolence diurne notamment (Kapur et al., 2017).

  |  
Article
Voting

0 avis

0

Démarrez votre bilan gratuit en 3 min

Ajouter un commentaire

Restricted HTML

  • Balises HTML autorisées : <em> <strong> <cite> <blockquote cite> <code> <ul type> <ol start type> <li> <dl> <dt> <dd> <h2 id> <h3 id> <h4 id> <h5 id> <h6 id>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
  • Replaces smiley icons paths left from non-multisite environment with new ones

Dans la même série

Autres sujets similaires

Envie de retrouver un sommeil de qualité ?

Faites le bilan de votre hygiène de sommeil en 3 min
Vous n'avez pas trouvé votre bonheur ?

Découvrez les témoignages de nos abonnés !

  • "Je dors toute la nuit d'un sommeil très réparateur"

    En suivant le parcours élaboré par ce programme et les nombreux conseils, j’ai pu appliquer toutes les consignes et après un peu plus d’un mois de pratique mon sommeil s’est amélioré de jour en jour.

    Huguette, 59 ans, Clermont-Ferrand

  • "Je dors merveilleusement bien et mes nuits sont très récupératrices !"

    Les améliorations ont été progressives. L’enseignement majeur de la méthode pour moi est de différencier la fatigue et les signaux du sommeil. Aller se coucher parce qu’on a identifié les signaux de sommeil.
    Je dors merveilleusement bien et mes nuits sont très récupératrices!

    Michelle, 64 ans, Hyères

  • "Je fais enfin des nuits réparatrices, le sommeil n'est plus un problème"

    Je suis encore surprise par les résultats obtenus en 3 mois. Si je me réveille la nuit sans me rendormir, je me lève pour lire entre 10 et 20 mn et le sommeil revient sans problème. Je recommande le…

    Marie, 58 ans, Bourg en Bresse

  • "J'ai retrouvé le sommeil, la forme et la sérénité en moins de 3 mois"

    J'ai retrouvé une énergie que je ne soupçonnais plus, mes capacités cognitives se sont également restaurées. En environ 3 mois, des problèmes de sommeil insolubles se sont régulés.

    Dominique, 59 ans, Bastia

  • "Maintenant j'ai des vraies nuits et je me sens beaucoup mieux."

    Aujourd'hui mon endormissement est plus rapide, j'ai une meilleure mémoire, je suis de meilleure humeur. Grâce au programme j'ai appris que mauvaise nuit ne veut pas forcément dire mauvaise journée.

    Evelyne, 61 ans, Alençon

  • "J'ai atteint mon objectif : je ne suis plus insomniaque"

    Maintenant, je me sens beaucoup moins fatiguée. Je dors en moins de 50 minutes, notamment grâce aux techniques de relaxation : c’est un besoin maintenant, ça me fait beaucoup de bien !

    Charlotte, 38 ans, Paris. 

Transverse - Arguments programme

ThéraSomnia® est un dispositif médical

  • Parcours adapté

    Un parcours adapté à votre problématique

  • Un coach Psychologue à votre écoute

    Un coach Psychologue à votre écoute

  • Une communauté pour partager

    Une communauté pour partager

  • contact

    09 81 41 35 22 - Du lundi au samedi de 10h à 19h