Je suis à bout... suicide - 02052019

kIZOU
Ancien abonné
Bonjour à tous, Je vous raconte rapidement mon histoire et j’aimerais avoir des avis.. J’ai 20 ans, je suis étudiant en bts et depuis fin janvier j’ai des troubles du sommeil, cela a commencé du jour au lendemain sans raison identifiée. J’ai par la suite eu la peur de ne pas dormir, j’ai eu ds semaines blanches, j’étais à bout, envie de suicide, je ne savais plus quoi penser... Depuis un mois je n’ai pas passé à proprement dit de nuit blanche, mais j’ai un gros gros problème d’endormissement, je m’explique, je passe 1h voire 2h ou plus à m’endormir sans médicament... l’anxiété grandissant plus de temps je met à m’endormir... Les docteurs m’ont mit sous mianserine 10mg, que je prend tous les soirs, avec du STILNLOx depuis 2 semaines que j’essaye tant bien que mal de ne pas prendre toutes les nuits, j’ai du mal, c’est ma roue de secours que j’utilise quasiment toutes les nuits maintenant... Autre problème, je pense au sommeil toute la journée, vraiment tout le temps que je parle à des gens en mep promenant etc... je suis à bout; j’en peux plus, même dormir avec le stilnox me fait dormir que 4h.... De temps en temps j’ai envie d’en finir, juste car je ne dors pas et non pas que je dois dépressif... Je suis en vacances au Maroc, c’est pareil depuis une semaine, je pense qu’à ça et j’ai de gros problèmes d’endormissement... ça prend toute la place.... Je suis suivi par une psy je ne vois rien avancer... J’ai 20 ans et je veux vivre... profiter...

Commentaires

Fleur
Ancien abonné
Je reconnais dans ton témoignage des choses que j ai ressenti moi aussi, l obsession de ne pas dormir empêche de dormir. Tu as à mon avis raison de comprendre chez la psy les causes de l angoisse mais ton problème de sommeil semble être le symptôme. J’ai vécu cela. Tranquillise toi les somnifères peuvent être un cap puis grâce au programme tu baissera la dose progressivement. Mieux vaut renoncer à aller se coucher si c est pour t inquiéter de ne pas dormir. Au début on est levé en pleine nuit on se demande ce qu on fait là puis peu à peu on se rassure. Moi j écoutais la radio dans une pénombre allongEe sur un canapé et c’est comme ça que j ai arrêté de fixer sur « je dors pas.. »ne pense pas à cela entraîne toi avec les exercices du programme oublie. Définitivement le « il faut dormir «  car c’est cela qui permet de dormir. T inquiète pas tu vas y arriver moi j étais certaine que je ne dormirai plus jamais tranquille et sans stilnox et pourtant c est le cas. Je te confirme que ce que tu ressens est très mortifiant. Dormir est un besoin primaire essentiel. Courage
Rom40
Ancien abonné
Salut ! Tu sais, cela va peut-être te paraître futile, mais on est plus ou moins tous passé par là. J'ai 28 ans, et il y a un an j'ai vécu la même chose que toi. En plein milieu des vacances, une nuit blanche (comme j'en faisais déjà mais sur lesquels je ne m'arrêtais pas) m'a rendu ensuite complètement anxiogène sur l'idée de dormir. Pendant près d'une grosse semaine j'ai vécu l'enfer… Crise d'angoisse en pleine journée, pleurs à tout va… je ne dormais plus. Je n'avais que le fait de dormir en tête… Je ne comprenais pas pourquoi moi ? Qu'est ce qui clochait ? Je me dévalorisais sans cesse en me culpabilisant et je ne rêvais plus que d'une chose… me prendre un bus dans la gueule histoire de pouvoir finir à l'hosto et dormir… On m'a prescrit du Xanax à l'époque, j'ai refusé malgré mes crises… Je ne sais pas si j'ai bien fait ou non, mais je sais que je voulais pas me rendre dépendant de quoi que ce soit. Depuis maintenant un an (j'espérais pas que les insomnies dureraient autant), c'est une lutte avec moi même. Mais la bonne nouvelle, car il y en a tout de même, c'est qu'un mois après mes premières crises, j'ai réussi à positiver. A me dire que je pouvais m'en sortir. Alors je vais pas te mentir, personnellement c'est par grande phase… Je vis deux supers semaine de sommeil pour une semaine pourrie, voir parfois avec des nuits blanches. Durant ses phases je déprime un peu… car finalement cela fait l'ascenceur émotiennel et je balise car je suis jeune et je me dis qu'une vie comme ça, bha c'est pas top ! Mais quand je regarde derrière moi et le début de tout ça et bien ça met du temps, mais les choses se réparent petit à petit. J'ai appris à mieux me connaître. Je sais désormais que mon sommeil, c'est le fusible de mon corps : un tracas au boulot (je suis prof^^) ou une journée chargée… et bim c'est le sommeil qui trinque ! Une angoisse de pas dormir ? Rebelotte. Un départ en vacances ! Et hop insomnie ^^. Si tu dois retenir qu'une chose, c'est que même si tout est noir, il ne faut jamais, mais vraiment jamais baisser les bras. Tu te bats contre toi, ton corps et ton esprit sont surement fatigués par ta vie perso ou tes études, mais tu dois t'accrocher. Dormir c'est comme respirer, ça revient forcément. Il faut cesser d'intellectualiser ça et trouver le positif partout d'où il peut venir. Courage :) !
votre-psychologue
Votre coach

Bonjour Kizou,

merci d'avoir partagé votre histoire et de nous faire confiance pour vous aider. Je remercie également les personnes de la communauté pour leur soutien. J'ai trouvé vos partages très bienveillants et soutenant avec de bonnes idées pour aider Kizou à prendre du recul dans cette phase de désespoir. 

Kizou, à vous, j'aimerai vous proposer un temps offert par téléphone pour que notre aide cible plus particulièrement l'état dépressif dans lequel vous vous vivez actuellement et vous donner les conseils adaptés pour votre sommeil. Je vous envoie pour cela un message privé afin de fixer un entretien si vous le souhaitez. 

Il est essentiel de ne pas s'isoler dans ces moments là. Le forum permet de maintenir l'échange à distance et de recevoir un soutien bienveillant et de qualité. Bravo pour votre courage Kizou à en parler. C'est déjà vous battre pour gérer vos émotions, et ne pas les laisser prendre le déçu ou guider vos actions. 

J'attends de vos nouvelles en réponse à mon message privé. Courage,

Anne-Lyse, psychologue

 

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