Le débat autour des médicaments : les limites des somnifères.

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Le débat autour des médicaments : les limites des somnifères.

Lorsqu'on souffre d'insomnie, il est fréquent de se voir prescrire un somnifère afin de récupérer un meilleur sommeil. Un médicament efficace mais qui ne règle pas le problème de l'insomnie, il ne fait que le camoufler.

Depuis trois mois, vous ne dormez pas. Vos insomnies sont fréquentes : tous les trois jours, vous vous éveillez plusieurs fois dans la nuit, votre sommeil est haché. Vous n’êtes pas en forme dans la journée qui suit. Votre médecin vous prescrit un somnifère afin que vous ne vous éveillez plus dans la nuit. Le traitement dure trois semaines, l'objectif est que vous récupériez un meilleur sommeil.

Plusieurs traitements de ce type existent

Tous ces médicaments agissent en modifiant le fonctionnement de systèmes physiologiques. Les somnifères les plus couramment prescrits étaient les benzodiazépines. Ils ont un effet sédatif et anxiolytique plus ou moins fort. Si on y a recours trop régulièrement, ils perdent de leur efficacité. Ils sont le plus souvent remplacés aujourd’hui par les hypnotiques non benzodiazépiniques (stilnox, imovane) dont la durée d'action est plus courte que les précédents. Ces médicaments entraînent peu ou pas de somnolence le matin. D’autres traitements tels que la mélatonine ou les antidépresseurs sédatifs sont à réserver à des cas particuliers, le premier à des sujets de plus de 50 ans ayant des difficultés d’endormissement et les seconds à des sujets dépressifs éprouvant des troubles du sommeil. Chacun de ces traitements doit être prescrit par un médecin en fonction de votre type d’insomnie.

Des médicaments controversés

Les somnifères font débat depuis longtemps. D'abord, parce qu'ils sont susceptibles de provoquer des effets indésirables ; à court terme comme la somnolences ou la diminution des performances ; à moyen terme comme l’obligation d’augmenter peu à peu la dose quotidienne pour obtenir un même résultat et une dépendance physique et psychologique ; à long terme enfin, comme l’inefficacité totale du médicament. .Enfin, si les somnifères font dormir, le sommeil est moins réparateur en rapport avec une diminution du sommeil profond. D'où le recours aux thérapies comportementales et cognitives, tant pour les « nouveaux » insomniaques que pour ceux déjà accros aux somnifères et souhaitant traiter autrement leurs insomnies. Cette thérapie permet de se défaire de croyances erronées qui alimentent l’énervement et l'angoisse et favorisent l'insomnie. Ces thérapies personnalisées comprennent des enseignements sur le sommeil, des stratégies comportementales et cognitives, d'un travail sur les croyances et attitudes vis-à-vis de l’insomnie et selon les sujets à divers exercices de relaxation.

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