Insomnie : le psychologue ou les somnifères ?

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Insomnie : le psychologue ou les somnifères ?

Vous souffrez de troubles du sommeil, et vous ne savez plus quoi faire. Les somnifères peuvent paraître une bonne solution pour l’insomnie occasionnelle, mais ils restent déconseillés pour l’insomnie chronique vu les effets indésirables qu’ils sont susceptibles d’entraîner.

Des recherches réalisées à la Faculté de pharmacie de Montréal, au Canada, ont démontré que l’Etat gagnerait plus à rembourser les frais d’une thérapie cognitivo-comportementale que de rembourser les somnifères.

Thérapie cognitivo-comportementale ou somnifères : des effets similaires

Les somnifères de type benzodiazépines ou non diazépines et la thérapie de type cognitivo-comportementale ont montré des effets similaires. Les benzodiazépines augmentent la durée de sommeil d’1h en moyenne et réduisent la durée d’endormissement d’environ 15 minutes. La thérapie cognitivo-comportementale a démontré les mêmes effets, rapidement et sur le long terme. Mais alors que cette dernière ne présente que des avantages, l’usage des somnifères peut avoir des effets indésirables..

Les effets indésirables des somnifères

L’usage des benzodiazépines est montré du doigt pour ces effets secondaires possibles. A moyen ou à long terme, on peut observer des troubles tels que le développement d’une tolérance (augmentation progressive de la dose quotidienne pour obtenir un effet identique), d’une dépendance (incapacité à suspendre la prise du médicament), de troubles cognitifs (principalement de la mémoire) et en fin de compte une disparition de l’efficacité du médicament. De plus le risque de chute et de fracture chez le sujet âgé est accru, 57% de plus que chez le sujet n’en consommant pas, ainsi que risque d’accidents de voiture.

Plus d’économies… et une meilleure santé

Il en couterait alors plus au système de santé de prescrire des somnifères que des thérapies cognitivo-comportementales. On estime, pour le Canada, que l’usage de somnifère couterait par personne 1.357 $ en considérant tous les coûts associés – chutes, fractures, hospitalisation – contre 1.180 $ pour une thérapie cognitivo-comportementale. Entre 2012 et 2016, l’économie globale aurait été de 713 millions de dollars. Au-delà de la question économique, cette étude prouve qu’il vaut mieux privilégier le recours à une aide psychothérapeutique.

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