Journée du Sommeil 2017 : Dormir seul ou pas ?

Le 17 mars 2017, c’est la 17ème Journée du Sommeil : « Dormir seul ou pas ? », organisée par l’INSV (Institut National du Sommeil et de la Vigilance). Qui a réalisé une enquête sur le (mauvais) sommeil en couple, avec un animal de compagnie, ou encore en co-dodo avec ses enfants. 

Dormir en couple : chambre commune ou séparée ?

L’enquête INSV/MGEN 2017, menée auprès de 1001 personnes âgées de 18 à 65 ans - échantillon national représentatif de la population française -, s’est intéressée tout d’abord aux Français qui dorment en couple

Dans notre population, 40% de personnes dorment seules, et pour 15% d’entre elles c’est un choix, celui de la chambre séparée. 
60% de Français dorment dans le même lit que leur conjoint(e) : 1/4 voient leur sommeil perturbé. En tête des causes de cette perturbation du sommeil :
•    les mouvements de l’autre : nous bougeons en moyenne de 40 à 60 mouvements par nuit, ce qui risque à chaque fois de réveiller notre conjoint. Sans compter certains troubles du sommeil qui amplifient encore le rythme des mouvements, comme le syndrome des jambes sans repos, ou les secousses hypniques.
•    les ronflements : c’est après les insomnies la 2ème cause de plaintes des troubles du sommeil (35% de personnes en souffrent). De plus, le ronflement peut aussi être révélateur du syndrome d’apnée du sommeil (SAS) : un trouble respiratoire qui affecte la qualité du sommeil par des micro-réveils, et qui peut être grave pour la santé.
•    nos différents besoins de sommeil : chacun de nous a ses propres besoins - durée et horaires de sommeil (profils de long ou court dormeur, couche-tôt ou couche-tard), température, etc.

La préconisation est de parler de vos problèmes de sommeil sans tabous, ce qui peut aussi améliorer votre vie de couple en même temps que votre qualité de vie !

Et dormir avec un animal de compagnie ?

17% des Français laissent un accès libre à leur chambre pour leur chien ou leur chat. Or, les animaux ont un rythme de sommeil très différent du nôtre. Leur durée consécutive de sommeil est plus courte, ils bougeront donc plus, sortiront de la chambre pour sauter à nouveau dans le lit... ce qui risque de réveiller leur propriétaire à chaque fois, et donc altérer son sommeil. 
1/4 des personnes qui dorment avec leur animal de compagnie en voit leur sommeil perturbé, la même proportion que les personnes dormant en couple !

Co-sleeping ou cododo : une mauvaise habitude pour le sommeil des parents comme celui des enfants

Dormir dans le même lit que ses enfants est une pratique partagée par 25% des parents. Le cododo concerne surtout la petite enfance - enfants âgés de 2 à 5 ans, mais aussi les enfants de 5 à 10 ans.

Une importante étude a été menée en 2010 en Chine où le co-sleeping est une tradition populaire pour près de 80% des enfants en âge pré-scolaire et 53% en âge scolaire. Cette étude a notamment démontré que le cododo chez les enfants développe une résistance au coucher et plus d’angoisse de sommeil.
L’enquête INSV/MGEN 2017 montre que 40% des adultes pratiquant le co-sleeping ont des troubles d’endormissement et de nombreux réveils nocturnes.
Pour les enfants comme les adultes, le cododo affecte le sommeil à la fois dans sa qualité et dans sa durée.
La recommandation est de donner très tôt aux enfants de bonnes habitudes de sommeil : dormir seuls dans leur chambre et dans leur lit.

Retrouver un sommeil de qualité, seul et accompagné

1 Français sur 3 souffre de troubles du sommeil et une personne sur 5 d’insomnie chronique. 
Il est pourtant possible d’améliorer votre qualité de sommeil en retrouvant une bonne hygiène du sommeil, en changeant certains de vos comportements, en apaisant vos angoisses et pensées envahissantes.  Non seulement vous retrouverez un meilleur sommeil, mais la personne qui dort à vos côtés sera également moins perturbée. 
Ainsi, si vous souffrez d’insomnie primaire, notre programme en ligne ThéraSomnia vous permet de suivre un parcours sommeil personnalisé, accompagné d’outils interactifs et de coaches psychologues. Une étude clinique française menée en 2016 par le CHRU de Montpellier, avec la participation de l’Inserm  vient de montrer qu’au bout de 3 mois l’efficacité du sommeil est améliorée à 82,7% pour les insomniaques qui ont participé à cette étude.

 


Sources : 
- Enquête INSV/MGEN 2017 par OpinionWay, 28 novembre au 7 décembre 2017. 
- Co-sleeping and children's sleep in China, Xiao-na Huang, Hui-shan Wang, Li-jin Zhang & Xi-cheng Liu, février 2010
- Évaluation de l’efficacité d'un programme français de thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie en ligne Therasomnia®, Régis LOPEZ MD1,2, Adriana BOSCO PhD1, Sofiene CHENINI MD1, Lucie BARATEAU MD1, Séverine BEZIAT2, Anne-Dominique BONTE3, Isabelle JAUSSENT PhD2, Yves DAUVILLIERS MD PhD1,2, Communication au Congrès du Sommeil de novembre 2016.
1 Unité des troubles du sommeil, hôpital Gui de Chauliac, Montpellier, France
2 INSERM U1061, Montpellier
3 Société Méta-Coaching

Commentaires
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OK pour dormir seule ce que je pratique depuis quelques mois sans amélioration de mon sommeil. Pilou

RD

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